La dernière image ? Je sais pas encore... Peut-être la jolie séquence aimantée dans le couloir entre la suite nuptiale et la chambre d'amis. Mais il faut avouer que la fameuse séquence "oeil pour oeil" de l'affiche est également assez marquante.
Bon déjà le postulat de départ est assez peu convaincant. On peut comprendre le clin d'oeil de la séquence inaugurale à The Thing, soit. Mais sorti de là, cette histoire d'eau (symboliquement un filtre d'amour qui va mettre les deux tourtereaux à la colle) et de contamination au sens de provoquer la fusion de deux corps... Bof bof... On a du mal à souscrire. Pas très limpide tout ça.
D'abord parce que les manifestions de cette étrange maladie sont assez mal rendues à l'écran... Ca commence par la peau qui colle puis les lèvres... Soit... Puis l'éloignement semble provoquer chez lui (et plus tard chez elle) les symptômes d'un manque mais que cet acteur joue mal le manque... Où diable sont d'ailleurs passées ses affaires laissées sur le bord de la route lorsqu'il se rue plutôt comme un damné au collège pour en découvre charnellement ??? Aucune idée. La scène des cheveux (il est pas loin de s 'étouffer) devrait aussi les inquiéter davantage, les pousser à consulter mais passons.
Comme souvent, on va jouer la carte de l'isolement et du couple mal dans sa vie à deux pour que l'extérieur ne vienne pas trop gêner le développement attendu... A savoir l'inexorable déploiement d'effets spéciaux (ça commence vraiment avec les premières fusions acquisitions la nuit dans le couloir) à un moment où l'on peut imaginer le couple devant l'horreur à l'oeuvre vouloir prévenir la famille, alerter les autorités sanitaires, que sais-je encore...
Et bien non ! La seule bonne idée qu'ils ont trouvé c'est chercher une scie sauteuse pour se faire péter le caisson, celui qu'ils ont désormais en commun, mouais... Mais le ridicule achève d'emporter le morceau dès lors que sur le chemin envisagé (enfin !) de l'hôpital, elle s'en va chercher des clés chez un voisin devenu subitement le Raël du coin pendant que lui retourne (ultra logique !) dans le fameux trou où tout a commencé. Sachant que depuis quelques temps déjà ils savent (ou plutôt ressentent dans leur chair) que s'éloigner l'un de l'autre peut leur coûter cher...
Ce qui nous entraîne vers un final sans la moindre cohérence : on a pris au pied de la lettre (et nous pour des cons) l'idée qu'un couple fusionnel ne soit pas qu'un monstre à deux têtes... Binaire.
Un nanar d'enfer !




